Angkor Vat

Cambodge

Passionné d’histoire et de voyage, Xavier rêvait depuis très jeune d’aller visiter les temples d’Angkor au Cambodge. En décembre 1992 il décide avec Dominique, qui deviendra sa femme l’année suivante et la mère de ses enfants, de s’y rendre. Ce ne fut pas un voyage de tout repos car le pays traversait une période de transition hautement volatile sous la tutelle de l’APRONUC (Autorité Provisoire des Nations Unis au Cambodge). La situation étaient marquée par un regain de tensions militaires, le refus des Khmers rouges de désarmer et la préparation logistique du référendum de mai 1993. Suite à la décision du Conseil de sécurité de l’ONU fin novembre de voter des sanctions contre le Parti du Kampuchéa démocratique (les Khmers rouges), ces derniers multiplient les provocations et violent le cessez-le-feu. Le 2 décembre 1992, six observateurs militaires internationaux (britanniques, philippins et néo-zélandais) sont capturés par les Khmers rouges près de Kampong Thom. Bien que libérés rapidement, d’autres détentions brèves de personnels onusiens se répètent au cours du mois. Le pays reste l’un des plus minés au monde. En décembre 1992, le gouvernement français et d’autres contingents intensifient la formation des Cambodgiens au désamorçage.

C’est dans ce contexte, bien loin des circuits touristiques, qu’ils sont restés 1 mois, réalisant des images pour AICF (Action Internationale Contre la Faim), pour l’UNESCO sur le système hydraulique d’Angkor mais aussi comme il affectionne particulièrement le faire des portraits de toutes celles et ceux qui croisaient son chemin, toujours avec un large sourire.

Dans la campagne autour de Takeo, pour AICF qui installait des puits

Les conditions de voyages étaient compliquées car très peu d’accommodations (pas ou très peu de touristes) et il fallait anticiper chaque déplacements. Pour se faire, ils participaient régulièrement aux réunions quotidiennes qui rassemblaient toutes les ONG pour faire le point sur les zones sans dangers, les routes accessibles. Ils ont dû attendre plusieurs jours avant de pouvoir accéder au temple de Bantay Srei car la zone était sous le contrôle des Khmers rouges. Les combats étaient quotidien jusqu’au jour où l’armée gouvernementale en a repris le contrôle. De la même façon ils ont dû attendre que les RN2 et RN4 qui mènent à Takeo et à Kompong Som (Sihanouk Ville) soient ouvertes car régulièrement prises sous le feu khmers rouges ou rackettées par des brigands. Cette vigilance étaient de plus renforcée par les mines qui étaient partout présentes. Il fallait rester sur les chemins connus sans jamais s’en écarter.

Le plus marquant dans ce qu’ils ont ressenti pendant leur séjour, c’est la résilience de ce peuple Khmer au sortir de tant d’années de souffrance. Le sourire affiché par toutes et tous, comme une politesse atavique, qui rendait chaque rencontre unique, pleine d’espoir.

La population, souvent très jeune, était majoritairement rurale et les conditions de vie étaient réellement précaires, les rizières étaient cultivées et récoltées à la main. Dans les villes, le chaos régnait encore même si un semblant d’organisation semblait poindre.

Partout dans les campagnes, les vestiges des années de conflit

Tout cela peut paraitre peu glamour, mais Xavier ne cesse de dire que ce voyage a été l’un des plus forts de sa vie, « à chaque seconde, ce que je voyais, parlais, rencontrais, mangeais, sentais, entendais était nouveau » il garde tant de souvenirs, qu’encore maintenant il en parle régulièrement.

Depuis ce voyage, Xavier y est retourné en octobre 2025 pour TDS voyages afin d’illustrer leurs actions sur place, le pays a fondamentalement changé, les villes ne sont plus reconnaissables tellement elles ont évolué, les temples d’Angkor sont envahis par des cohortes de touristes, là où à l’époque, il n’y en avait aucun.

Suivez ce lien pour voir les images réalisées en 2025

Pour avoir plus de détail, cliquez sur la carte

Plutôt que de faire une galerie générale d’images, voici plusieurs galeries par thématique. Ces images (en couleur) ont été photographiées en Ektachrome 100 puis scannées. A l’époque, il fallait impérativement avoir 2 boitiers, un pour la couleur, l’autre pour le N&B, la qualité des scans est certainement moins bonne que celle qu’un beau tirage Cibachrome, un peu d’indulgence, elles ont plus de trente ans !

Bientôt les images scannées des négatifs N&B

Rizières et campagnes

Les paysages du Cambodge sont en grande partie constitués de rizières et de montagnes. En 1992, ces dernières étant occupées par les Khmers rouges, il était donc impossible d’y accéder, en 2025 Xavier a pu y aller et séjourner dans un village perdu dans la montagne.

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Phnom Penh

La ville avait été vidée de ses habitants pendant la période des Khmers rouges de 1975 à 1979, depuis, les vietnamiens avaient pris le contrôle du pays, autant dire que les infrastructures étaient en piteux états car ils n’étaient pas là pour les améliorer ! La vie trépidante d’une ville du sud Est asiatique reprenait toutefois petit à petit son cours mais encore rien à voir avec ce qu’elle est maintenant !

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Transports

Xavier pouvait passer des heures à regarder les différents moyens de locomotions du pays, parfois surréalistes, parfois minimalistes ou surchargés, souvent avec beaucoup de bidouilles et d’ingéniosité.

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Portraits

Chaque rencontre s’accompagnait toujours d’un large sourire, que ce soit en ville ou en pleine campagne, le contact était très facile.

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Angkor

En raison de sa taille gigantesque (c‘est le plus grand monument religieux au monde, ce qui lui vaut une renommée internationale immense), de sa beauté et de son architecture unique, il est souvent surnommé de manière informelle la huitième merveille du monde.

Découvrir les temples d’Angkor à cette époque représentait une réelle aventure car la menace des Khmers rouges était toujours présente avec les combats qui faisaient rage, les mines encore nombreuses, les chemins non balisés…Les déplacements se faisaient en moto-scooter et devaient être programmés jour après jour en fonction des zones sécurisées. Il aurait pu paraitre inconscient de circuler dans de telles régions, mais avec beaucoup de vigilance et de rigueur cela devenait possible, et c’était certainement le prix à payer pour vivre de telles expériences.

Les travaux de déboisement, de consolidation et de rénovation venaient de commencer, mettant petit à petit au jour les temples qui étaient jusque là enfouis dans la végétation. Les personnes non khmers rencontrées étaient soit des membres de l’UNESCO qui organisaient ce minutieux travail de rénovation soit des archéologues, ou encore des militaires des contingents de l’ONU qui étaient présents pour organiser le déminage et sécuriser les zones de travail. Autant dire que les journées étaient fortes en expériences et les anecdotes nombreuses. 

-« une sieste de plus d’une heure sur les terrasses les plus hautes d’Angkor Vat, alors qu’il n’y avait juste qu’un petit garçon reste un souvenir impérissable » 

-« nous pouvions passé des journées entières à circuler de temples en temples sans voir âmes qui vivent, et de temps en temps, croiser quelqu’un surgir de nulle part, nous offrant son plus beau sourire, et disparaissant comme il était apparu, ou des soldats camouflés dans les taillis »

-« il nous a fallu attendre plusieurs jours en raison des combats qui avaient lieu dans ce secteur pour pouvoir accéder au temple entièrement sculpté voir même ciselé dans la pierre qui restera certainement le plus beau à nos yeux : Bantay Srei. La récompense fut que quand nous sommes arrivés sur place, nous étions seuls à l’exception de 2 personnes, un archéologue français de l’Ecole Française d’Extrême Orient et son assistant qui ont ainsi pu nous raconter ce qu’ils savaient de l’histoire de ce temple, magique ! »

Retrouvez des images plus récentes des temples d’Angkor en suivant ce lien

Petit comparatif 1992/2025

Petit jeu de juxtaposition d’images réalisées au même endroit avec 33 ans d’écart.

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Le conflit

Le but de ce voyage n’était absolument pas de couvrir ce conflit, cependant il n’était pas rare de croiser les soldats qui partaient ou rentraient du combat…toujours avec le sourire !

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