Dans le village de N'Demban en Gambie

Ninki Nanka Trail

A propos de Ninki Nanka Trail :

 
 
 

Le Ninki Nanka Trail a été créé dans les années 1980 pour ouvrir la Gambie au tourisme à travers le fleuve Gambie. Le parcours est basé sur une approche de tourisme responsable, de manière collaborative, et apporte des bénéfices évidents aux communautés locales ainsi qu’aux acteurs touristiques de la région.

En suivant le sentier, les touristes peuvent découvrir à la fois le patrimoine naturel et culturel et rencontrer les communautés locales pour en savoir plus sur leur PCI (comme les danses traditionnelles, les traditions des masques, les rituels locaux).

 

L’université Beckett de Leeds (GB) a soutenu ce projet de la manière suivante :

Le défi

Selon le rapport 2018 du Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC) sur l’impact économique du voyage et du tourisme, la Gambie a accueilli environ 163 000 touristes en 2017, et le tourisme représentait 20,1 % de son PIB et 17,2 % de l’emploi total. Bien que cette croissance présente des avantages évidents, le tourisme est confronté à un certain nombre de défis qui limitent les retombées positives pour les populations locales. La Gambie est à la merci des voyagistes internationaux et des vols charters qui exigent des tarifs très bas. De plus, elle est confrontée à des contraintes telles que la saisonnalité, le faible niveau d’innovation en matière d’offres touristiques, le manque de personnel qualifié, l’accès limité au financement, le tourisme sexuel et un taux de chômage élevé chez les jeunes, ce qui conduit un nombre croissant de jeunes à chercher des opportunités d’emploi en Europe. Plus récemment, le pays a été affecté par l’impact du coronavirus sur ses marchés touristiques internationaux.

L’approche

Les autorités locales et d’autres parties prenantes ont mis en place une approche responsable du développement touristique grâce à la mise en œuvre du Plan directeur de développement touristique de la Gambie, conçu pour maximiser les retombées positives du tourisme, tout en renforçant les capacités et en favorisant le développement du tourisme culturel et écotouristique communautaire, ainsi que celui du joyau méconnu qu’est le fleuve Gambie. C’est à partir de ces aspirations qu’a été conçu le « Ninki Nanka Trail », destiné à développer le tourisme communautaire le long du fleuve Gambie et à contribuer à étendre les retombées économiques du tourisme au-delà de la région côtière.

L’impact

L’université Leeds Beckett a collaboré avec divers partenaires, notamment des communautés locales, des bailleurs de fonds internationaux, des partenaires locaux en Gambie, tels que l’Institut du voyage et du tourisme de Gambie (ITTOG), la Fondation Ninki Nanka Encounters (NNE), l’Association des petites entreprises du tourisme responsable (ASSERT) et l’Office du tourisme de Gambie (GTB), ainsi qu’avec d’anciens étudiants gambiens du programme RTM et des étudiants inscrits au master en gestion du tourisme responsable, afin de contribuer au développement de ce circuit.

Les travaux menés dans le cadre du parcours Ninki Nanka ont remporté un prix ATHE de l’innovation pour le renforcement des capacités de leadership et de gestion dans le secteur du tourisme (prix et distinctions ATHE).

L’approche partenariale adoptée pour la mise en place du parcours et des voyages d’étude fera l’objet d’une communication lors de la conférence PRME en juillet 2021.

 

 
Le Ninki Nanka Trail a été élu l’un des meilleurs sentiers eco-touristique d’Afrique de l’Ouest par le National Geographic

Notre expérience

Après avoir descendu le delta du Sine Saloum en pirogue depuis Dionewar au Sénégal (5 heures), nous avons roulé jusqu’à la frontière Gambienne en taxi brousse (2 heures). Passé le tumulte de cette dernière (1 heure) il nous fallait nous rendre jusqu’au bac (1 heure) pour traverser le fleuve Gambie. Après de longues heures d’attente sous le soleil à attendre l’embarquement (3 heures), et une traversée sans encombre nous arrivions enfin à Banjul où nous attendait Adama. Une bonne douche, un repas vite avalé et enfin du repos. Le lendemain matin nous prenions la route pour N’Demban en direction de l’Est.

Dès notre arrivée nous avons fait l’état des lieux et nous sommes mis au travail. Il nous fallait reconfigurer les lieux, faire les études techniques concernant la toiture, les fenêtres, l’électricité, la plomberie, la maçonnerie…

Après 2 jours, nous avions vu les artisans, réalisé les études et pouvions peaufiner notre rapport. Si cela vous intéresse d’ y jeter un oeil, c’est par là !