Algérie
Au cours de l’hiver 2024/2025, nous avons entrepris un périple de six semaines et de plus de 9 000 km à bord de notre Land Rover Defender, surnommé « The Brick », depuis notre domicile dans le sud-ouest de la France, en passant par la Tunisie, jusqu’au sud de l’Algérie.
L’Algérie était interdite aux voyageurs depuis de nombreuses années en raison de la guerre civile et des crises liées aux prises d’otages, mais une période de calme durable est revenue et le gouvernement algérien a commencé à promouvoir le retour des visiteurs dans ses régions du sud du Sahara en 2022 en proposant des visas « Grand Sud » à la frontière. Des amis suisses nous ont invités à rejoindre leur groupe de sept 4×4 pour ce voyage : des conducteurs expérimentés, un mécanicien professionnel, des véhicules bien équipés et une expérience récente de voyage dans le sud du Sahara – une offre que nous ne pouvions pas refuser. Un immense merci à toute l’équipe pour cette aventure inoubliable : Bertrand, Corinne, Vincent, Cathy, Jean-Marc, Valérie, Claude, Adrian, Delphine, Arnaud, Cédric, ainsi que nos formidables guides Amastan, Otchi et Laid.
Dans cette série en sept parties, nous tentons de vous donner un aperçu des merveilles de cette terre envoûtante ainsi que des difficultés que présente le voyage dans cette région. Nous aurions fait certaines choses différemment si nous avions su ce qui nous attendait, mais en même temps, les contraintes et les itinéraires imposés nous ont ouvert les yeux sur des régions de l’Algérie que peu de visiteurs ont l’occasion de découvrir, et cela fait tout autant partie de l’aventure que le fait de franchir les dunes.
Nous tenons à remercier chaleureusement Marcia Davis Thompson pour son travail de révision et Alexandre Le Gratiet pour son aide à la traduction en français.

Partie 1. De la frontière tuniso-algérienne à Djanet
Le Sahara algérien | Guides, escortes policières, migrants et merveilles
Nous arrivons tôt au poste-frontière de Taleb Larbi, entre le sud de la Tunisie et l’Algérie. Nous sommes dans la zone rouge, « formellement déconseillée » par le ministère français des Affaires étrangères.
Nous savons qu’une longue journée nous attend pour passer les contrôles de police et les douanes. Alors que nous rejoignons la file d’attente de voitures, nous rencontrons Amastan, notre guide touareg qui nous aidera à passer en Algérie et nous accompagnera sur les prochaines 1 800 kilomètres vers le sud, le long de la zone rouge à la frontière avec la Libye, puis vers le sud-ouest dans les zones jaunes (« déconseillées sauf pour des raisons impératives »). Lire la suite.
Changement d’équipage et préparatifs pour le désert | L’héritage explosif de la guerre franco-algérienne
Nous sommes à Djanet pour 48 heures, afin de récupérer 5 membres d’équipage supplémentaires à l’aéroport, dépoussiérer nos véhicules et vêtements, et nous préparer pour la prochaine étape du voyage dans le sud-est du parc du Tassili n’Ajjer et du Tadrart Rouge, « à portée facile du bazooka », plaisantons-nous, des frontières avec la Libye et le Niger.. Lire la suite.
Partie 3. Tassili n’Ajjer et le Tadrart Rouge
De la savane au Sahara | Merveilles du patrimoine mondial | plantes mortelles | conduite dans les dunes.
Changement d’équipage et préparatifs pour le désert | L’héritage explosif de la guerre franco-algérienne
À vingt kilomètres au sud de l’hôtel, nous nous arrêtons pour dégonfler nos pneus et roulons sur une plaine sablonneuse en direction du mont Tiska et du labyrinthe de rochers sombres et acérés qui l’entoure, contrastant avec les coulées de sable lisses et clairs qui s’écoulent entre eux comme des rivières. Otchi nous conduit vers un grand monolithe isolé sur une plaine de sable et annonce d’une voix légèrement chantante à la radio VHF : « Il y a des gravures. » … Lire la suite.
Partie 4. De Djanet à Tamanrasset
Changement d’équipage | Ondulations et fech fech | Foucault et les Touaregs
Nous disons un chaleureux « au revoir » à Otchi et à son cousin, et rencontrons nos nouveaux guides pour la boucle ouest vers la frontière. Lors du briefing avec Laid et Moustaffa pour la première étape de demain, qui compte plus de 700 kilomètres jusqu’à Tamanrasset, ils nous informent que nous aurons probablement une escorte policière jusqu’à la frontière tunisienne dans 10 jours. Nous nous plaignons, mais Laid hausse les épaules et explique que cela ne dépend pas de lui, que même les guides ne savent pas au jour le jour quelles seront les conditions. … Lire la suite.
Partie 5. De Tamanrasset à Timimoune
La route transsaharienne | Escortes policières | L’héritage nucléaire français
La route transsaharienne est considérée comme l’une des routes les plus difficiles au monde. Elle s’étend sur 7 200 km, d’Alger à Lagos au Nigeria, traversant le Sahara du nord au sud, dont la moitié du trajet traverse l’Algérie. Elle ne présente pas de routes incroyablement étroites le long de falaises abruptes ni de lacets périlleux sur des sentiers constitués de rondins, mais est en fait principalement plate, sèche et monotone. … Lire la suite.
Partie 6. De Timimoune à la frontière tunisienne
Ghardaïa | Une course vers la frontière sans police ni guide | Passage de la frontière vers la Tunisie
Nous essayons de négocier avec la police locale la nécessité d’une escorte, en expliquant que nous allons rouler de ville en ville sans faire de camping sauvage et que nous n’avons pas de temps à perdre à attendre le changement d’escorte entre les wilayas si nous voulons passer la frontière avant l’expiration de nos visas. Mais il semble que nous soyons pris dans un cercle vicieux sans issue, car il nous explique que si nous arrivons dans sa ville avec une escorte policière, nous devons repartir avec une escorte policière. … Lire la suite.
Partie 7. L’importance des guides
Au cours de notre voyage de plus de 9 000 kilomètres depuis notre domicile dans le sud-ouest de la France, nous avons publié quelques photos et commentaires sur un groupe Facebook populaire dédié aux voyages en Land Rover. Nous avons été surpris par l’intérêt que notre voyage a suscité chez certains voyageurs connus, mais aussi par les commentaires de certains lecteurs qui s’opposaient fermement à l’idée de voyager en Algérie s’ils devaient être accompagnés d’un guide. Nous comprenons (mieux que quiconque désormais) ces objections, mais l’Algérie a ses raisons d’exiger la présence de guides, et nous avons eu la chance d’avoir d’excellents guides dont la présence était à la fois bienvenue et enrichissante. … Lire la suite.







